Entretien avec Aymeric Libeau, fondateur et directeur de la publication du magazine

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Entretien avec Aymeric Libeau, fondateur et directeur de la publication de SUPERCRITIC, magazine de la transition écologique désirable.

Comment définiriez-vous la ligne éditoriale de SUPERCRITIC ?

Nous avons voulu une ligne éditoriale vaste. Bien centrée sur le fait de donner la parole, mettre en exergue les initiatives convergentes sur la transition écologique et la transition écologique désirable. Il s’agit en quelque sorte de donner la parole à ceux qui voient l’avenir de manière positive. En matière de thématiques, nous nous retrouvons à l’intersection de la transition écologique, l’art, le luxe, le lifestyle, la mobilité, l’innovation et puis la politique.

Qu’est-ce qui vous a motivé à créer SUPERCRITIC ?

En fait, la création de Supercritic est à l’image de ce que l’on fait sur NITID. A savoir, décarboner massivement et rapidement la mobilité. Le chantier est tellement vaste, tellement grand, qu’il est important de pouvoir communiquer, faire de la pédagogie et prendre de la hauteur. L’idée n’est pas d’être systématiquement centré et uniquement centré sur ce que l’on fait sur NITID.

Nous avons voulu que ce magazine soit un très bel objet que l’on garde et qui peut inspirer dans le temps. Ce que l’on a compris hier, ce n’est peut-être pas ce qu’on comprendra demain. Son format, son poids, son papier certifié bas carbone, concourent à donner un autre rapport à l’objet pour nourrir la réflexion personnelle.

Quel est votre public cible ?

Nous visons un public vraiment très large. Tous ceux qui veulent agir et éviter de se sentir découragés. Ceux qui cherchent comment agir. Supercritic n’est pas une énumération de solutions pour faire ci ou pour faire ça. C’est plutôt, le partage d’approches inspirantes, tant au niveau des problématiques du quotidien que du business.

Quels thèmes ou types de sujets sont considérés comme centraux dans votre publication ?

Les thèmes centraux partent toujours de l’idée de ce qui change ou ce qui doit changer. Dans le premier opus, nous avions comme thématique la “mobilité” de manière générale. Dans le second, nous sommes partis sur “manger”. En fait, le champ d’application est très large. Et pourquoi dans l’avenir ne parlerions-nous pas d’industrie ou de construction de logement ? Nous tenons à avoir des thématiques qui peuvent inspirer de manière toujours positive ceux qui veulent agir. En quelques sortes rendre la transition écologique désirable.

Quels sont les principes éditoriaux non négociables ?

Le bas carbone, évidemment ! Car, si nous ouvrions à tous les sujets, nous risquerions une perte de sens. Donc, ce qui est non négociable, c’est de s’assurer que la solution soit avant tout bas carbone et que cela se fasse dans un esprit positif, pour amener un réel changement. Et ce n’est pas automatiquement que tout changement est bon. Il y a des petits changements et des grands changements. Nous nous orientons plus sur les grands changements qui vont avoir un impact sur la réduction de la quantité de CO2 équivalent.

Comment choisissez-vous les sujets, les angles et le ton des articles ?

Pour commencer, je tiens à dire que l’on prend beaucoup de plaisir à travailler sur ce projet. SUPERCRITIC n’a pas de rédacteur en chef. Nous avons mis en place une équipe éditoriale : Maxime, Émilie, Christophe et moi. Non seulement cette organisation collégiale est innovante, et elle nous ressemble. Concrètement, cette équipe-là, joue le rôle de rédacteur en chef, avec pour le but de se positionner suffisamment tôt. Le magazine est un semestriel, dont on y travaille six mois en avance. En janvier 2026, on commence à travailler pour l’édition numéro 3. Et donc, c’est lors de ces comités de rédaction qu’on va choisir les différents contenus, qui on va interviewer, quel article on va faire.

Nous avons pour principes, de faire de la qualité et de rendre la transition écologique désirable. Le sentiment de désirabilité est important. Dans ce contexte d’urgence climatique dont on voit les stigmas très régulièrement, tous ceux qui sont sur terre aujourd’hui, sauf les éternels, ne verront pas la fin de cette transition. C’est pourquoi, on doit y mettre de la désirabilité.

Pourquoi avoir choisi ce format (papier, objet haut de gamme…) ?

En fait, pour répondre à ce besoin de désirabilité dont je viens de parler. Nous voulons faire un bel objet que l’on a envie de garder et de transmettre. Nous pensons que nous devons inspirer, c’est pourquoi pour mettre en valeur les contenus qualitatifs, que le support le soit aussi, avec son format, son papier,… Cela facilite l’expérience de lecture, l’inspiration et l’envie de partager.

Comment envisagez-vous l’avenir du magazine à moyen et long terme ?

Alors, le long terme, c’est toujours une question un peu difficile. Dans tous les cas, on y prend tellement de plaisir que nous n’avons pas envie que ça s’arrête. En fait, sur le long terme, c’est toujours de maintenir cette édition sur le papier, avoir vraiment un objet. Et si je me projette à moyen terme, nous réfléchissons à passer d’un semestriel à un trimestriel. Nous avons tellement de sujets à traiter, de messages à faire passer et que l’on veut garder un support aéré avec des photos pour inspirer et nous ne voulons pas tasser dans un ou dans quelques exemplaires.

Quel serait, pour vous, un signe clair que SUPERCRITIC a réussi sa mission ?

En somme, un des signes qui moi me ferait dire qu’on a réussi quelque chose, c’est que des personnes que l’on trouve inspirantes nous demandent d’être interviewées. Ce n’est pas parce qu’on nous le demande qu’on dira oui, mais il y a des personnes dont on sait qu’elles portent des messages importants et qui nous demandent de pouvoir porter leurs messages inspirants. Là, il y aura un signe.

Il y a une dernière question qu’on pose à toutes les personnes que l’on interviewe dans le magazine, alors, il n’y a pas de raison que vous y échappiez, Quelle est votre définition de l’écologie ?

L’écologie, même si elle est souvent vue sous un angle politique, ce n’est pas cet angle-là qui m’intéresse. C’est comment on arrive à construire l’avenir. L’écologie est tournée vers le futur et comment on arrive à construire un avenir durable.

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