Manger est un acte politique, pourquoi avons-nous oublié de le regarder ?

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Pourquoi manger est un acte politique ?

Manger. C’est un geste quotidien devenu un automatisme. Et pourtant, manger, c’est peut-être l’acte le plus politique, écologique et intime que nous accomplissons chaque jour. Avec cette Collection 2, SUPERCRITIC braque la lumière sur ce geste devenu invisible. Nous mangeons sans toujours savoir d’où cela vient, ce que cela contient, ce que cela transforme, en nous et autour de nous. Nous produisons, consommons, avalons. Mais pensons-nous encore ? Questionner “manger”, c’est interroger notre rapport au vivant, au territoire, à l’industrie, à la santé et au climat. Pour ouvrir notre regard, nous sommes allés interroger des personnes qui ouvrent de nouveaux horizons et agissent pour adapter notre quotidien à notre environnement.

Christophe Hay

Chef doublement étoilé, il se définit comme “terroiriste”. Un mot qui dit beaucoup. À Blois, au sein de Fleur de Loire, il pense sa cuisine comme une extension du territoire où les produits dictent les plats. Les saisons imposent leur rythme. Le lieu lui-même a été conçu pour dialoguer avec son environnement et réduire son empreinte carbone. Ici, manger redevient un acte situé, un acte qui respecte ce que la nature offre.

Yves-Marie Le Bourdonnec

Penser le steak idéal.
Derrière cette formule, se cache une vision systémique. Pour lui, une bonne viande n’est pas seulement une question d’animal. C’est son environnement, son alimentation, le soin apporté à l’élevage, le temps laissé à la maturation, parce que la qualité est un écosystème. Son approche nous oblige à déplacer le regard, peut-être ne faut-il pas seulement consommer moins de viande, mais la produire autrement. La repenser entièrement.

Kelly Frank

Cette ingénieur passe ses journées à décoder ce que nous mangeons réellement. Face à une industrie dominée par les aliments ultra-transformés, elle défend une approche claire : des ingrédients simples, compréhensibles et identifiables. Son travail au sein de Goûm ne vise pas à opposer industrie et alimentation, mais à les réconcilier. À rendre l’agroalimentaire plus lisible, plus juste et surtout plus savoureux. Car le goût n’est pas qu’une affaire de palais. Il est un indicateur culturel, sanitaire ou encore écologique.

Vers une alimentation plus consciente et responsable

Ces rencontres, et bien d’autres dans le magazine, ouvrent une perspective plus large. Manger façonne nos corps, mais aussi nos paysages, nos sols, nos économies, nos dépendances et notre climat. La nourriture est un langage qui raconte nos excès comme nos fragilités. Mais elle raconte aussi notre capacité d’adaptation. SUPERCRITIC propose un geste simple, reposer la fourchette une seconde. Regarder. Questionner. Que signifie manger aujourd’hui ? Manger, c’est avant tout choisir. Nous avons réduit cet acte à un réflexe mécanique, il est temps de lui redonner sa profondeur.

La mutation alimentaire commence par un geste

Changer notre manière de manger ne nécessite pas toujours une révolution spectaculaire. Parfois, un seul geste suffit, choisir un ingrédient autrement, cuisiner plus consciemment, comprendre ce que contient un produit. Ces gestes minuscules déplacent des systèmes entiers. Ils reconnectent la terre, la table et l’individu. SUPERCRITIC ouvre cet espace de transformation. Un espace où manger redevient un acte conscient, vivant, capable d’unir ce qui avait été séparé.
Découvrez cet espace dans la Collection 2, disponible en kiosque et sur SUPERCRITIC.

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