Le virage de l’automobile
A l’heure de la voiture électrique et de l’hybride, le monde de l’automobile connaît une profonde remise en cause. Certains croient que le métier de mécanicien automobile va disparaître. Effectivement, de nombreux clichés sur cette profession ont la vie dure. On pense notamment au fait qu’il s’agisse d’un métier sale, où les femmes n’ont pas leur place. Ou bien encore, on s’entend dire qu’il s’agit d’un monde de gens peu scrupuleux, qu’il peut être pratiqué par n’importe qui, car il ne nécessite pas de grandes compétences. A la rédaction de SUPERCRITIC, nous n’aimons pas les dossiers à charge. C’est pourquoi nous avons voulu appréhender toute la complexité d’un métier bien plus important qu’il peut en paraître. Car nous nous sommes demandé si, au contraire, la transition ne demande pas de nouvelles compétences. En fait, la technologie des batteries, la généralisation des logiciels, ouvrent des perspectives d’évolution formidables.
Les clichés sur le métier de mécanicien automobile
Le métier de mécanicien automobile est entouré de nombreux clichés. On entend souvent que « le garagiste arnaque toujours ses clients », en exagérant les devis ou en inventant des réparations. Pourtant, la majorité des garages misent sur la confiance et la fidélité. Certains pensent aussi que « c’est un métier sale et peu valorisant », mais les ateliers se sont modernisés : aujourd’hui, l’électronique et le diagnostic informatique occupent une grande place. D’autres affirment que « n’importe qui peut réparer une voiture », alors que les véhicules modernes exigent une formation poussée et une mise à jour permanente des compétences. On dit encore que « c’est un métier réservé aux hommes », mais de plus en plus de femmes s’imposent dans le secteur. Enfin, loin de « passer ses journées sous une voiture », le mécanicien est aussi un technicien qui accueille, conseille et maîtrise des outils numériques.
Un métier d’avenir
Parmi les clichés les plus entendus, il a « Ce n’est pas un métier d’avenir ». Et pourtant force est de constater que ce métier a beaucoup évolué et qu’il est en train de connaître une transition extraordinaire. Tout d’abord, avec l’avènement de l’ordinateur de bord, la première qualité du mécanicien automobile est le diagnostic. Effectivement, il n’y a plus de place au tâtonnement et au bricolage. Le prérequis pour exercer est indiscutablement plus élevé. Ce métier laisse de moins en moins de place aux mauvais. Un mécanicien automobile se forme désormais en permanence. De plus, avec l’électrique et l’hybride, la transition demande de nouvelles compétences (haute tension, batteries, logiciels), ce qui ouvre des perspectives et de nouveaux besoins. Certes, il restera un besoin de spécialistes des moteurs thermiques pour entretenir les véhicules de collection. Il ne s’agit pas de renier notre histoire, mais d’être acteurs de notre avenir.
Mécanicien automobile : un métier de pointe
La femme est l’avenir de la mécanique automobile. Plus un métier est représentatif de la réalité, plus il a d’avenir. En d’autres termes, plus un métier est fermé et conservateur plus il a de chance de ne pas évoluer et donc de disparaître. L’ouverture fait partie des prérequis nécessaires à l’attractivité. Au même titre, qu’il ne faut pas relâcher l’effort pour casser l’image du mécano crado, la profession doit d’ouvrir à la diversité des profils et des approches. Ainsi faire confiance et intégrer les femmes sont une nécessité. Une image modernisée et la féminisation casse également le stéréotype du « métier viril et sale ». Tout cela concourt à attirer de nouveaux talents et rend la profession plus attractive auprès des jeunes générations. Par ailleurs, pour que le métier de mécanicien automobile soit un métier d’avenir, il faut élargir le vivier de recrutement. Car face à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans la mécanique, attirer aussi des femmes augmente les chances de trouver des professionnels compétents. De plus, un secteur qui s’adapte et s’ouvre aux femmes reflète une dynamique moderne, en phase avec les évolutions sociales et professionnelles.
